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L'halitose (la mauvaise haleine)


Attention fiche rédigée en 2004 - en cours de révision
Définition

L' halitose, plus couramment appelée mauvaise haleine est un "désagrément " fréquent, souvent vécu de façon honteuse.
Son origine est buccale dans plus de 70 % des cas.
Le chirurgien-dentiste est donc tout à fait habilité à en faire le diagnostic, proposer un traitement efficace et dans certains cas particuliers, adresser son patient à un confrère médecin.

Les points forts

Toutes les odeurs buccales ne sont pas mauvaises et seules celles qui caractérisent une mauvaise haleine correspondent à l'halitose. Encore faut-il faire la différence entre la personne qui croit avoir une mauvaise haleine (affection psychiatrique, trouble neurologique) et le sujet qui en est effectivement atteint.
Le patient d'ailleurs n'en a pas toujours conscience, comme s'il s'y était habitué et c'est souvent après une remarque de son entourage qu'il vient demander de l'aide.
Le praticien doit alors véritablement se pencher sur son patient auquel il demandera d'exhaler sans honte !
Il entreprendra alors une véritable enquête etiologique pour proposer une solution efficace.

Cette démarche aura pour but de déterminer si l'halitose a une origine buccale ou non.
Les halitoses non buccales ont de multiples origines : Affections ORL (sinusite, amygdalite...), digestives (reflux gastro-œsophagien, trouble hépatique...), pulmonaires (abcès, tumeur...) rénales (urée...), endocrines (diabète, troubles menstruels...), métaboliques (déshydratation...), causes iatrogènes (psychotropes...), etc. - Citons les cas particuliers de l'oignon et de l'ail dont les composés volatils sont exhalés par les poumons et celui du tabac qui imprègne presque totalement le fumeur.
Les halitoses buccales sont de loin les plus fréquentes.

Comment se produisent -elles ?

De nombreuses bactéries, pas forcément pathogènes, présentes dans la cavité buccale vont dégrader des protéines (issues de l'alimentation, de la salive, des cellules buccales) en composés sulfurés volatils (CSV), vecteurs expressifs de l'halitose. D'autres composés malodorants sont aussi impliqués.

Qu'elles en sont les causes ?

Un examen clinique et radiologique permet de distinguer :
- une gingivite (inflammation des gencives) d'une parodontite (atteinte plus profonde des tissus parodontaux avec perte de l'os de soutien des dents) ;
- les caries et les infections dentaires ;
- les restaurations inadaptées, défectueuses qui favorisent la rétention de débris alimentaires ;
- l'odeur émise par l'enduit lingual.

Quelles solutions pour combattre l'halitose ?

Tout d'abord dédramatiser, rassurer le patient et lui proposer une réponse adaptée :
- traiter les caries, changer les restaurations défectueuses, soigner les parodontopathies, éliminer le tartre au cabinet du chirurgien-dentiste ;
- améliorer l'hygiène buccale en renforçant le brossage dentaire, en utilisant le fil dentaire, un hydropulseur, un gratte-langue en cas d'enduit lingual manifeste, une solution buccale anti-microbienne ;
- prendre des mesures hygiéno-diététiques simples : modifier les habitudes alimentaires (ail, oignon, épices, alcool¼), réduire la consommation de tabac à défaut d'obtenir l'arrêt, s'hydrater, y compris au coucher pour réduire la mauvaise haleine du réveil.

Les solutions thérapeutiques sont donc multiples et le plus souvent curatives.

 

En bref

L'halitose, ou mauvaise haleine, ne doit plus être considérée comme une tare honteuse et insoluble. Lutter contre cette gène ou ses conséquences sociales relève le plus souvent du chirurgien-dentiste. En effet dans plus de 70% des cas son origine est buccale.

Tout chirurgien-dentiste peut, après interrogatoire et examen précis, proposer à ses patients d'en traiter la cause dentaire, gingivale, prothétique... et d'y associer des mesures hygiéno-diététiques simples et efficaces.

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