Nous voulons aller plus loin que
2 formations
en 3 ans

Interface privilégiée entre la profession et les pouvoirs publics, le CNP (Conseil National Professionnel) des chirurgiens-dentistes a joué un rôle-clé dans la définition des orientations prioritaires du DPC. Mais pour le Dr Jean-Patrick Druo, son président, la formation obligatoire telle qu’elle existe aujourd’hui doit encore évoluer.
Publié le 1 mars 2021
Interface privilégiée entre la profession et les pouvoirs publics, le CNP (Conseil National Professionnel) des chirurgiens-dentistes a joué un rôle-clé dans la définition des orientations prioritaires du DPC. Mais pour le Dr Jean-Patrick Druo, son président, la formation obligatoire telle qu’elle existe aujourd’hui doit encore évoluer.

QUEL EST LE RÔLE DU CNP PAR RAPPORT AU DPC ET SON ÉVOLUTION ?

J-P. Druo : Le CNP a défini les orientations prioritaires du DPC. C’était une mission importante et structurante car ce sont elles qui régissent la prise en charge des formations agréées par l’ANDPC1. Mais nous ne voulons pas nous arrêter là. Nous travaillons actuellement sur la création de parcours pluriannuels de développement professionnel. Ils seront agréés par le CNP et reconnus pour l’obligation de formation des praticiens. Par ailleurs, si l’ANDPC a élaboré seule le document de traçabilité, nous souhaitons à l’avenir participer à son évolution, notamment lorsque nos parcours pluriannuels seront définis.

EN QUOI VOTRE CONTRIBUTION REND-ELLE LE DPC PLUS EN ACCORD AVEC LES ATTENTES DES CHIRURGIENS-DENTISTES ?

JPD : Les orientations prioritaires que nous avons proposées, et qui ont toutes été retenues, sont beaucoup plus centrées sur notre exercice professionnel. Cela a permis d’être beaucoup plus en adéquation avec les attentes et les besoins de notre profession en matière d’acquisition des connaissances et d’amélioration des pratiques.

COMMENT ENVISAGEZ-VOUS LA SUITE DE VOTRE MISSION ?

JPD : La crise sanitaire a ralenti nos projets mais nous avançons. Les orientations prioritaires sont définies, elles sont là pour 3 ans. Toutes les branches de notre profession peuvent entrer dans ces axes. Maintenant, notre objectif - et nos confrères médecins nous ont montré la voie - c’est que nos parcours de formation en cours d’élaboration fassent partie de la réforme de la certification des professions médicales2.

COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS QUE LES CHIRURGIENS-DENTISTES AIENT DU MAL À S’ENGAGER DANS LE DPC ?

JPD : Tout d’abord, c’est un changement de culture car notre profession avait pour habitude de financer ses formations. Ensuite, l’ANDPC et les premiers axes prioritaires ne nous correspondaient pas vraiment. Les petites sociétés scientifiques et de formation de notre profession n’étaient pas non plus adaptées pour répondre aux critères demandés par l’Agence. Actuellement, les chiffres de l’ANDPC pour les chirurgiens-dentistes sont un peu décevants. Mais ce qu’il faut surtout souligner c’est que le parcours obligatoire actuel revient à faire 2 actions DPC en 3 ans, ce qui est tout de même assez peu ! C’est pour cela que le CNP veut créer des parcours pluriannuels de développement professionnel plus proches de l’exercice des praticiens qui feront foi pour leur obligation de formation continue. Les médecins sont déjà en train de le faire. Le travail est énorme mais nous voulons accélérer dans cette voie.

AU-DELÀ DE L’OBLIGATION QUI S’IMPOSE AUX CHIRURGIENS-DENTISTES, QUE LEUR DIRIEZ-VOUS POUR LEUR DONNER ENVIE DE S’INTÉRESSER AU DPC ?

JPD : Avec les nouvelles orientations prioritaires, ils devraient tous trouver des sujets qui les intéressent. Les chiffres vont augmenter. J’espère surtout que les praticiens pourront toujours continuer à être formés par des organismes issus de la profession, pour que l'intérêt de la profession prime toujours.

Des orientations prioritaires au plus près de votre quotidien

Pour les chirurgiens-dentistes omnipraticiens

  • - Approches préventives et thérapeutiques en dentisterie conservatrice
  • - Traitement des édentations partielles et totales
  • - Indications, réalisation des traitements endodontiques et stratégies thérapeutiques pour assurer la pérennité de la dent dépulpée
  • - Dépistage et prise en charge précoce des dysfonctions et dysmorphoses de l’appareil manducateur
  • - Odontologie gériatrique
  • - Diagnostic, prévention et traitement des pathologies muqueuses et osseuses bucco-dentaires

Pour les chirurgiens-dentistes spécialisés en médecine bucco-dentaire

  • - Diagnostic, prévention et traitement des pathologies muqueuses et osseuses bucco-dentaires
  • - Odontologie gériatrique

1 Agence Nationale du Développement Professionnel Continu

2 Le cadre juridique actuel des professions de santé ne comporte pas de dispositif qui s’assure du maintien de leurs compétences à échéances régulières. Cette certification constitue une réponse aux exigences de qualité des soins et de bonne prise en charge des patients. Initialement prévu pour les médecins, un amendement a étendu le dispositif de certification aux professionnels de santé bénéficiant d’un ordre, soit au total 7 professions de santé dont les chirurgiens-dentistes.
 

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