La reconnaissance des compétences additionnelles au service de la santé publique La reconnaissance des compétences additionnelles au service de la santé publique

La reconnaissance des compétences additionnelles au service de la santé publique

Publié le 29 juin 2020. Mis à jour le 29 juin 2020.

Les progrès de la recherche ont transformé la médecine bucco-dentaire moderne. Les connaissances ont évolué et les plateaux techniques sont de plus en plus performants. Certains chirurgiens-dentistes se sont spontanément formés dans certaines disciplines cliniques pour accompagner ces changements mais les compétences qu’ils ont acquises ne sont pas officiellement reconnues. Dans l’optique de faire évoluer la situation et sous son impulsion, l’ADF, en étroite collaboration avec le Conseil national de l’Ordre, va adresser à l’État une proposition de reconnaissance des compétences additionnelles.

Qu’est-ce qu’une compétence additionnelle ?

La compétence additionnelle, telle que définie par l’ONCD, « atteste d’un savoir-faire en situation, non encore reconnu officiellement en lui-même, utile pour protéger la santé bucco-dentaire des patients, lesquels pourront en être informés. » Ce n’est pas une spécialité à proprement parler et elle est n’a pas vocation à réserver certains actes aux praticiens l’ayant obtenue.

À date, sur proposition d’un groupe d’experts réunis par l’ADF depuis plus de 3 ans, l’ONCD est prête à considérer quatre disciplines comme compétences additionnelles :
- l’odontologie pédiatrique ;
- l’endodontie ;
- la parodontologie ;
- le traitement des dysfonctions orofaciales.

Cette liste est susceptible d’évoluer. L’ONCD pourra en effet proposer la reconnaissance de nouvelles compétences additionnelles ou en demander le retrait.

Pourquoi reconnaître officiellement ces compétences ?

La reconnaissance des compétences additionnelles vise avant tout à optimiser la prise en charge des patients. Aujourd’hui, les chirurgiens-dentistes disposant de compétences additionnelles ne peuvent pas être clairement identifiés par leurs confrères. Difficile dans ces conditions de faire appel à eux pour leur demander un avis ou leur adresser un patient. « Quand on est soi-même limité dans sa compétence, parce qu’on se rend compte qu’on n'est pas capable techniquement de réaliser un acte, on aimerait pouvoir orienter nos patients. Or aujourd’hui il n’existe pas de listing répertoriant les praticiens aux compétences additionnelles. Ça pose un vrai problème », souligne Jacques Wemaere, président du groupe de travail de l’ADF sur ce sujet.

Reconnaître officiellement les compétences additionnelles permettra aussi d’éclairer les patients, en leur apportant une information objective sur le chirurgien-dentiste qu’ils s’apprêtent à consulter. Via les réseaux sociaux, les forums et les sites, les patients ont désormais accès à une mine d’informations mais rien ne garantit leur fiabilité. Comme l’affirme Jacques Wemaere : « Chaque praticien peut se prévaloir d’une spécialité mais, dans la mesure où rien n’est cadré, c’est purement déclaratif. Pour le patient aussi, il y a un souci de lisibilité ».

Focus En pratique

Pour se voir reconnaître une compétence additionnelle, le chirurgien-dentiste devra répondre à trois critères : avoir suivi une formation spécifique, justifier d’une expérience clinique significative, suivre l’évolution de sa compétence additionnelle. Chaque praticien qui en fait la demande à l’Ordre pourra obtenir la reconnaissance d’une à deux compétences additionnelles, renouvelable tous les 6 ans.

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